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Favoriser la collaboration école-industrie a toujours été une priorité pour le pôle LUTB.
 
En septembre 2010, les membres de la commission formation du pôle s’interrogent sur le savoir réel des élèves ingénieurs et BTS électrotechnique en matière d’électricité haute tension. En effet, le développement de véhicules hybrides, à la fois thermiques et électriques, rend nécessaire un minimum de connaissances sur ce thème au sein de leur formation. L’idée d’un questionnaire d’évaluation est lancée… Une première en France dans ce domaine ! 
 
  Une approche originale autour du triangle industriels-enseignants-étudiants
 
L’originalité de la méthode réside dans l’implication forte et inédite d’industriels comme Irisbus Iveco, Renault Trucks dans le monde de la formation. Les questionnaires sont établis directement  par les industriels pour les étudiants, avec l’aval des enseignants (ECAM Lyon, Lycée Branly).
 
De septembre à fin 2010, la Commission travaille sur l’élaboration de questionnaires. 3 thèmes « haute tension » sont retenus : construction, sécurité et maintenance. Jamais démarche « triangulaire » n’avait été poussée à ce point ! En mars 2011, le questionnaire est soumis à 98 élèves ingénieurs de l’ECAM Lyon et à 16 élèves en BTS Electrotechnique du Lycée Branly. 

  Bilan : des évaluations qui amènent une vraie évolution dans le parcours de formation

Les résultats sont évocateurs. S’ils ont une connaissance technique globale correcte, les élèves sont déconcertés dès qu’on évoque les aspects économiques, énergétiques ou liés à la sécurité. Le manque de projection par rapport aux véhicules haute tension est flagrant !

Ce bilan a incité les enseignants à mettre en place des modules complémentaires en partenariat avec les industriels. Ainsi, dès la rentrée 2013 à l’ECAM Lyon, un module de culture générale sur l’électricité embarquée et/ou un approfondissement « électricité embarquée-hybridation » seront proposés pour les élèves de 5e année.

Le succès de cette initiative collective devrait entraîner d’autres ajustements au niveau des formations afin de mieux prendre en compte l’évolution des industries du transport. Des projets sont déjà à l’étude au sein de LUTB !

Retrouvez cet article dans la  lettre des pôles et sur le site des pôles de compétitivités.

  
   

 

  
  
  Comment a démarré l’entreprise Kalori ?

Christian Micollet : L’entreprise a été créée en 1993 par Marcel Perez qui possédait une grande expérience en chauffage pour véhicules industriels. En 1994, Marcel m’a demandé de le rejoindre pour assurer le développement commercial de Kalori. Je suis donc devenu co-dirigeant de la société puis dirigeant lorsque Marcel a pris sa retraite en juin 2006.

  Quelle est la spécificité de Kalori ?

CM : Kalori conçoit et produit des systèmes de chauffage et de climatisation pour des véhicules spéciaux fabriqués en petites et moyennes séries. De par notre petite structure, nous ne sommes pas compétitifs sur des productions de masse. Par contre, notre réactivité, notre flexibilité et notre agilité technique nous permettent d’être bien placés sur des niches comme les TP et agricoles, les voiturettes ou les véhicules électriques. Notre force est de coller aux besoins client grâce à une écoute active, un service R&D réactif et un circuit de production court. Cette capacité à innover vite et juste fait souvent la différence !

 En créant une filiale en Chine, avez-vous l’intention de délocaliser votre production ?

CM : Non, car je pense qu’à terme, l’importation de produits asiatiques va perdre de l’intérêt ! Cette filiale a été créée avant tout pour nous développer sur le marché chinois avec des produits compétitifs répondant au standard européen. Et même si certains produits destinés au marché européen sont fabriqués en Chine, nous développons la production en France avec des investissements importants comme l’adoption du lean manufacturing ou la mise en place d’écrans tactiles sur nos postes de montage. Le site chinois vient donc en complément du site français, pas en substitution.

 Pourquoi avoir développé votre propre chambre climatique d’essais en 2006 ?

CM : C’est un gros plus pour une entreprise comme la nôtre. C’est un outil idéal pour démontrer ou comparer in situ les performances de nos produits. Nous réalisons des tests en conditions extrêmes avec des T°C pouvant varier entre – 40°C et + 60°C, une humidité relative jusqu’à 100 % et un ensoleillement de plus de 1200 W/m2. Notre chambre génère aussi du business puisque nous la mettons à disposition des entreprises pour tester leurs produits ou prototypes.

  Quelles sont vos perspectives de développement ?

 CM : Malgré la crise, nous continuons de gagner des marchés sur certains secteurs comme les TP et agricoles. À l’international, nos ventes se développent en Europe, aux USA, en Australie et en Afrique du Sud. Des signes qui nous incitent à aller de l’avant en poursuivant nos efforts en R&D. Nous avons aussi à cœur de continuer à élargir notre gamme pour devenir incontournable. C’est le prix à payer pour rester compétitif !

 Que vous apporte votre adhésion à LUTB ?

CM : Avoir un pôle de compétitivité comme LUTB à 2 pas de chez nous est une chance ! Notre adhésion exprime une volonté de soutien au développement industriel de la région. LUTB nous offre la possibilité de rester en veille sur nos métiers et aussi d’échanger avec des industriels ou des chercheurs. C’est intéressant pour nous de tisser des liens avec tous ces acteurs. Cela nous aide à enrichir notre approche et à maintenir notre avantage concurrentiel.

                                 

 
 

 
 

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